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HISTORIQUE DE LA MARQUE TRIUMPH

De 1984 à aujourd'hui

Note : cette chonologie est basée sur une version traduite de l'excellent site d'un canadien Ian Chadwick via Trophy T3.

1984
L'usine de Meriden est démolie et le site est racheté par une entreprise de location d'entrepôts. La nouvelle entreprise Triumph relancée par John Bloor, un riche industriel britannique qui se fiche de la moto mais qui veut relancer la marque, évalue le moteur Phoenix pour servir de base à la nouvelle ligne de motos, mais celui-ci est abandonné au profit d'un nouveau projet basé sur un moteur modulaire, déclinable en trois et quatre cylindres.

1985
Bloor continue le développement de la nouvelle gamme. Il achète des machines outils pour la construction des prototypes et s'installe à Hinckley, dans le Leicestershire, à deux kilomètres du siège de l'ancienne entreprise Triumph.

1987
La premier des moteurs de la nouvelle gamme Triumph tourne au banc d'essai, il s'agit d'un quatre cylindres de 1200cm3.

1988
La nouvelle entreprise de John Bloor commande le matériel de production. Un espace est acheté à Hinckley pour y installer l'usine.

1989
Les outils de production arrivent à Hinckley. L'estimation de la capitalisation de la nouvelle entreprise va de 60 à 120 millions d'euros, argent de John Bllor, aucune banque na participe au financement.

1990
Au salon Motor Cycle Show de Cologne six nouveaux modèles Triumph sont présentés. Ils sont motorisés par un trois ou quatre cylindres à double arbre en tête et refroidissement liquide : Trident 750 et 900; Trophy 900 et 1200; Daytona 750 et 1000.

La construction de l'usine est terminée, Triumph a 50 employés qui assemblent 5 machines par jour.

1991
Six modèles basés sur les machines de pré-production montrées à Cologne sont produits : Daytona 750 et 1000. Trophy 900 et 1200, Trident 750 et 900. Environ 1 200 motos sont produites en 91. Les premières Triumph sont envoyées en Allemagne avant même d'être disponibles en Angleterre, la Hollande, l'Australie et la France suivent. Le moteur a été conçu par Anthont Smith de Ricardo Consulting Design une entreprise du Sussex.
Les moteurs T3 et T4 utilisent des techniques de fabrication qu'on ne trouve que chez les constructeurs automobiles haut de gamme (Mercedes et Porsche).
Le détail est à lire sur le site de Chevalier Noir.

1992
La cinq millième Triumph est produite. Lancement de la Daytona 1200 de 147 chevaux au NEC show de Birmingham.

1993
Introduction de la Daytona 1200 sur le marché Européen. En juillet la 10 000ème machine quitte l'usine. Triumph introduit de nouvelles techniques de peinture qui représentent un investissement énorme avec des techniques permettant un niveau de qualité extrème.
La Sprint et la Daytona sont restylées.
Les Daytona 750 et 1000 sont remplacées par des 900 et 1200.
La 900 a des spécifications identiques à celles des Tridents et Trophy, mais la 1200 est équipée de pistons à haute compression (12:1) et d'un arbre à cames spécial pour atteindre 147 chevaux (contre 125 pour la 1000).
Présentation de la Tiger.

1994
Au show de Cologne , Triumph lance la Thunderbird qui associe design rétro et moteur moderne (70 cv).
Lancement de la Speed Triple, ainsi que d'une série spéciale de la Daytona, la Daytona Super III qui est une Dayto 900 avec un acastillage particulier (ajout de fibre de carbone) et un moteur gonflé à 115 CV.
Les Daytona, Sprint et Trophy reçoivent des roues en alliage de Brembo.
La Tiger est introduite, c'est la première fois que Triumph utilise du plastique pour le réservoir, elle est équipée de la suspension la plus sophistiquée que Triumph ait produite.
La Trophy 1200 est retravaillée pour plus de couple grâce à l'utiliation d'un profil de came indentique à celui des modèles TBird et Adventurer.

1995
La production de la Thunderbird représente 25% de la capacité de l'usine.
Triumph lance une gamme de vêtements.

1996
Trophy est complètement redéesinée pour en faire une véritable GT.
Triumph travaille sur les plans d'une deuxième usine capable de produire 50 000 moto par an.

1997
La Daytona T309 est remplacée par la T595 et un nouveau café racer le T509 Speed Triple est lancé.
Ces lancements marquent la fin de la production modulaire (jusque là toutes les machines étaient basées sur un même ensemble cadre moteur, réglées et équipées différemment selon les modèles).
La Daytona 1200 T412 restent en production.
La production totale passe à 50 000 machines cette année, depuis le re-départ de la firme 11 000 machines ont été vendues.
En aout un magazine Motorcycle News annonce qu'un modèle sportif, basé sur la technologie de la T595 mais doté d'un quatre cylindres de 600 cm3 est en cours de développement. Triumph a 21% du marché des plus de 700Cm3 en Angleterre.

1998
Sortie de la TBS qui reprend le trois cylindres de 83 cv de la Tiger et de la Sprint Exécutive.
Des rumeurs autour du développement d'un bicylindre de 800 cm3 commencent à apparaître.
La 600 TT et une nouvelle Tiger sont présentées lors d'un salon à Frankfort.

1999
Lancement de la Sprint ST et d'un redesign de la Tiger.
Lancement de la 600TT.

2000
Lancement de la nouvelle Bonneville à l'automne.
Lancement d'une nouvelle Tiger équipée du moteur 955 EFI de la Daytona et de la Speed Triple.

2002
Evolution du nouveau moteur 955, l'axe d'alternateur est déplacé, de nombreux engrenages supprimés pour moins de frottements et de bruit moteur.
Présentation de la Bonneville T100 et de l'America.

2003
Lancement de la Speedmaster

2004
Arrêt de la Trophy, annonce de l'arrêt de la Daytona 955 qui restera au catalogue jusqu'à fin 2005, des 600 et de tous les 4 cylindres.
Triumph recentre sa gamme en une moitié classique ( Bonneville/Scrambler) et une moitié moderne.
A terme la gamme tournera autour des 2 et 3 cylindres.

2005
Lancement du nouveau bloc moteur 1050 cm3, 3 cylindres à injection avec le Speed Triple et le Sprint ST, tous 2 complètements nouveaux et qui font l'unanimité auprès de la presse spécialisée.
Le pavé dans la marre des Supersports : DAYTONA TRIPLE 675. LA sportive de chez triumph atomise la concurrence, le nouveau 3 cylindres de 675 cm3 ouvre des perspectives à la marque sur un marché jusque là fief des japonaises survitaminées.

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Avant Hinckley

Siegfried Bettmann a fondé la Triumph Cycle Company en 1887 et a rapidement acqui des locaux à Coventry dans lesquels il a commencé à fabriquer des bicyclettes. Suite à ses progrès technologiques, la société décida de s'engager dans la production de cycles à moteur en 1902. En 1905, la production de l'usine atteignait 500 motos par an, les machines étant conçues, fabriquées et construites sur le site de Coventry.
Pendant les 18 années suivantes, Triumph connut une croissance constante et c'est en 1923, que la société décida d'ajouter la production automobile à son portefeuille. En 1925, l'usine de motocyclettes de Coventry occupait 55.000 mètres carrés et employait 3.000 personnes. La production avoisinait 25 à 30.000 unités par an.
La production de motos était plutôt stable au début des années 30. La décision fut prise en 1935 de séparer les divisions automobiles et motos (l'activité bicyclettes ayant déjà été cédée en 1932). La branche motos fût vendue et renommée Triumph Engineering Co.
Pendant la deuxième guerre mondiale, le Gouvernement a réquisitionné pratiquement toutes les machines fabriquées et, bien que l'usine de Coventry fût détruite au cours du “Blitz ”en 1942, la production continua durant ces années, d'abord sur un site provisoire à Warwick, puis dans une nouvelle usine à Meriden.
La production de motos civiles ayant repris en 1946 et, avec elle les chaînes d'approvisionnements, Triumph s'attacha à reconstruire un réseau de concessionnaires aux Etats-Unis. En 1951, le groupe BSA acheta la société Triumph, bien que la marque "Triumph" fut conservée et que la société resta une entité distincte au sein du groupe.
La production et les ventes avaient crû de manière constante depuis la guerre et, en 1965, l'usine de Meriden produisait près de 800 unités par semaine, dont 80% pour le marché américain. La production atteignit son sommet en 1969 avec près de 46 800 unités dans l'année ! C'est en 1968 que le premier tri-cylindre – la Triumph Trident – fut construite (avant cela, la société s'était concentrée sur la fabrication de monocylindres et de bi-cylindres).
Au début des années 70, les difficultés d'approvisionnement en composants, associées à des problèmes d'outillage, ont donné lieu à des retards de production. C'est en 1972, dans une opération parrainée par le Gouvernement, que le groupe BSA fusionna avec Norton Villiers pour donner le jour à Norton-Villiers-Triumph (NVT). L'annonce de la fermeture de Meriden en 1973 par le groupe NVT provoqua une occupation du site par ses ouvriers. En conséquence, l'année suivante, en 1974, aucune moto ne fut produite. En 1975, après de longues négociations, la Coopérative des Ouvriers de Meriden fut fondée et, grâce à des capitaux accordés par le gouvernement britannique sous forme de subventions, les productions de Bonneville et de Tiger 750 cm 3 reprirent. La coopérative acheta ensuite les droits sur la marque Triumph à NVT et la production grimpa progressivement jusque 350 unités par semaine. En dépit du soutien renouvelé du Gouvernement, la coopérative fut mise en liquidation en 1983.

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Reconstruction de la marque

Les droits de propriété intellectuelle de la marque Triumph ont été par la suite achetés par John Bloor. Et c'est ainsi que l'ère actuelle des Triumph construites à Hinckley débuta.
La nouvelle société avait besoin d'une base forte et stable à partir de laquelle une gamme de motos compétitives pouvait être développée. Cela donna naissance au concept de gamme modulable, en fait l'utilisation de la même base et des mêmes composants pour tous les modèles. Chacun pouvait ainsi être assemblé sur une seule et même chaîne de montage.
La conception de la nouvelle gamme commença en 1984. Dès 1988, la société était prête à construire une nouvelle usine (l'ancienne usine de Meriden ayant été démolie au début des années 80). Un site de 4 hectares fut acheté à Hinckley, dans le Leicestershire, en Angleterre. Les travaux de construction purent débuter. Dès que la première phase du site eût été terminée, la pré-production commença et les premiers modèles furent présentés au salon de Cologne en 1990. La production de la première moto – une Trophy 1200 cm3 à 4 cylindres –a débuté au début 1991, l'usine ayant une capacité initiale de 8 à 10 nouvelles machines par jour.
Connaissant une croissance constante, Triumph se lança dans l 'établissement d'un nouveau réseau de distributeurs à l'exportation. Deux sociétés filiales furent créées avant que la production ne démarre réellement ; Triumph Deutschland GmbH et Triumph France SA. Au cours des deux années suivantes, le réseau s'est étendu pour couvrir la plupart des grands marchés moto du monde, connaissant son point culminant en 1994 avec la création de Triumph Motorcycles America Ltd.
En 1994, 20 000 nouvelles Triumph avaient été construites. La production s'élevait alors à environ 12 000 unités par an. Tandis que les ventes et la capacité de production progressaient, la société était en mesure de développer des machines plus radicalement distinctes, s'éloignant du concept initial de modularité. Premières bénéficiaires de cette nouvelle orientation, les Daytona T595 et la Speed Triple T509 furent lancées au salon de Cologne en 1996. La gamme s'est encore davantage diversifiée avec l'introduction des Sprint ST puis RS, de la Tiger et, plus récemment, avec le lancement de la TT 600 et du premier “twin ”de Hinckley, la Bonneville.
Triumph a maintenant produit plus de 140 000 motos et la production de l'usine s'est stabilisée à environ 140 unités par jour, le maximum qui puisse être atteint avec le site actuel. Par anticipation, un permis de construire pour une nouvelle usine avait déjà été sollicité. La construction de la première phase de la nouvelle usine a été achevée en automne 1999 et le transfert de certains processus de fabrication est déjà acquis. Par exemple, tous les cadres en acier mais aussi les carters et les culasses des moteurs bicylindres sont fabriqués dans le nouveau site. Dès que celui-ci sera pleinement opérationnel, la capacité annuelle de production devrait monter à 50 000 motos par an.

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